• Murielle Szac au Lycée du Clos d'Or

     

    ded.jpg

     

    Dans le cadre du Printemps du livre et en partenariat avec la bibliothèque Alliance, les élèves de 2e 3 ( projet commun Mme Sindirian, M.Gosselin, M.Salles) ont échangé pendant plus d'une heure avec Murielle Szac, auteure et directrice de la collection "Ceux qui ont dit non" : l'éditeurle blog   (Pas assez de posts sur le blog de la collection : écrivez !autour du livre  Emile Zola : Non à l'erreur judiciaire.

     

     

    groupe1.jpg  groupe2.jpg
     groupe4.jpg  questions.jpg

     

     

     

    Quelques  propos de l'auteure

    • Pourquoi j'ai écrit : Emile Zola  ? Tout est parti de la rencontre avec un livvre : Il était un capitaine de   Bertrand Solet et d'une série télé qui passait dans les années  1970 Zola ou la conscience humaine. Le personnage d'Alexandrine Zola avait bien besoin d'être réhabilitée. C'est grâce à elle que Zola a tenu le coup tout au long des épreuves de l'affaire Dreyfus. Elle aime beaucoup Emile : on voit celui-ci à travers ses yeux. J'ai trouvé l'idée quand j'ai lu une lettre où Zola lui demande de revenir auprès de lui alors qu'elle est en Italie.
    • Pourquoi suis-je devenue écrivain ? J'ai beaucoup lu dans ma jeunesse et je me suis forgée, ouverte au monde  en lisant. On se construit grâce à des oeuvres et à des écrivains.  J'ai eu envie  d'offrir cela à d'autres. J'ai beaucoup de choses à dire et ma manière de m'exprimer c'est l'écriture. J'ai commencé à écrire à l'âge de 17 ans mais je n'ai été publié que dix ans après. J'éprouve à  la fois du bonheur et de la douleur à écrire. Le premier roman Un lourd silence ce fut un vrai bonheur quand je l'ai terlminé et que je me suis dit, ça y est, tu y es arrivée !
    •  Comment écrivez-vous ? Ecrire c'est un métier, un travail pas un loisir mais il y a une dimension de plaisir. Plaisir que quelque chose monte, s'installe. J'écris assez vite le premier jet puis après il y a un travail de récriture (suppression, ajout, développement, déplacement) qui peut-être très long. Zola, j'y ai pensé six ou 7 mois puis je l'ai écrit rapidement. Le livre une fois fini ne vous appartient plus, il vit sa propre vie...

      Je suis derrière tous mes livres. Si on n'est pas totalement engagé avec son coeur, ses tripes, son esprit, le livre ne sera pas bon. Quand je relis mes livres, je retrouve les émotions que j'ai eues en écrivant.

      Plusieurs auteurs de la collection m'ont dit qu'ils avaient pleuré quand ils ont écrit le passage de la mort du personnage.

     

    • muriel1.jpg muriel4.jpg
      muriel2.jpg muriel3.jpg

       

       

    • Que lisez-vous ? Je lis beaucoup de littérature jeunesse (de grande qualité souvent), je n'aime pas les livres drôles, les livres qui tournent autour du nombril de l'auteur, je ne comprends pas les livres de SF ou de fantasy, je préfère de loin les sujets sociaux.
    • Que vous apporte vos lecteurs ? Je reçois régulièrement des mails de mes lecteurs  comme ce message d'une maman qui me disait que depuis qu'il avait fini le deuxième tome de mes livres de mythologie, son enfant était en plaurs et qu'il fallait que je me dépêche d'écrire la suite ! Une fille d'un atelier du non (atelier où l'on travaille sur le thème dans votre vie qu'est-ce qui vous blesse ? On va  chercher son insurrection intime)  m'a dit : "Mais qu'est-ce qu'on va devenir sans vous ?

               J'ai aussi été très heureuse quand la collection a reçu le prix des droits de l'homme de la main de Monsieur Badinter.

     

    • Pourquoi cette collection ? J'ai fait cette collection pour qu'on se retrouve avec les gens pour parler de ceux, que l'on ne connaît pas toujours bien,  qui se sont engagés dans la vie pour des idées, pour les autres  parfois aux dépens de leur propre vie plutôt que de ceux qui ont réussi financièrement dans la société. Les combats d'hier, ça continue encore aujourd'hui. Les jeunes doivent améliorer le monde que nous leur transmettons en mauvais état. J'ai en avais assez d'entendre dire : "on ne peut rien changer". Si, on peut ! Etre directrice de collection, c'est créer le concept, choisir le thème, le personnage, l'auteur, faire le lien avec la maison d'édition et porter la collection, la faire vivre partout en France. La collection se vend autour de 5000 exemplaires en moyenne, mon livre de mythologie doit en être à 20000, mes romans de 8 à 10 000 exemplaires
    • Pourquoi une forme romancée ? Pour que les lecteurs aillent jusqu'au bout du livre, comme me l'a dit ce matin une lycéenne de Mounier. Inventer un personnage qui n'a pas existé permet une certaine liberté,  de l'émotion et de l'empathie.
    • Pourquoi êtes-vous venue à Grenoble ? Le Printemps du livre, on sait que c'est bien organisé, qu'on est bien accueilli, qu'on fait de belles rencontres.

     

    Les travaux des élèves

     

    panneau1.jpg  panneau2.jpg
     panneau3.jpg  panneau4.jpg