• Jouons la carte de la fraternité

    <figure class=" ob-pull-left ob-media-left ob-img-size-600 " > Jouons la carte de la fraternité </figure>

    A l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le racisme, la Ligue de l'enseignement organise une opération qui consiste à envoyer un message de fraternité à des personnes dont le nom a été choisi au hasard dans l'annuaire de l'Isère.

    Pour cela, les élèves disposent d'une sélection de six cartes postales avec chacune une photographie différente.

    Mme Sandrine Duc, la documentaliste du site Beaumarchais qui a déjà mené cette action avec des élèves de BTS est venue la présenter aux élèves du Clos d'Or.

    C'est tout naturellement sur les 1 CSH que cette opération s'est portée puisque les élèves de cette classe ont bénéficié d'ateliers d'écriture dans le cadre du projet région. Et effectivement, les lycéens ont retrouvé des mécanismes que Sébastien Joanniez leur avait permis de découvrir à cette occasion.A partir d'un travail sur les mots (recherche de mots proches par le son, associations d'idées, extraits de poèmes...), ils se sont lancés dans l'écriture et ils ont décrit leur ressenti face aux photos.

    Quelques extraits de leurs textes :

    Tanguy : " Je ne suis pas né avec une faim de liberté. Je suis né libre...Mon père m'a toujours dit : "Les mots sont contagieux, apprends les plus utiles".

    Laura : "Continue à parcourir les pistes, il est sans-abri, il est apprauvri, il faut réapprendre à nouveau".

    Sarah : "Transmets les mots comme ta part de liberté, rentre chez toi sans fracas, car il est seul sur un banc".

    Cassandre : "La femme noire voit un avenir couleur ivoire parce que le sien est si noir. Je m'en fous si tu es noire, tous les gens sont faits comme Dieu".

    Maria : "Un sans-abri sans argent, mais d'or. J'ai de la peine car il va mourir. Le Dieu que je connais, c'est sûr qu'il nous a faits avec le même cœur".

    Sonia : "Allez, coupez le son, refermez votre journal. Aidons ces personnes à sortir du couloir long et obscur et à trouver l'espoir".

    Eïor : "Nous sommes sur terre pour aider, seuls, nous ne sommes rien. Pourquoi nous défiler ?".

    Arman : "C'est toujours la première fois. Je suis un jeune garçon. Je suis devant la juge, elle me parle trop."

    Marjory : "Il y a une chose qui vient, c'est sûr, c'est le sang rouge chez tout le monde, c'est le même, le même."

    Maxime : "La banalité s'efface face à la honte, on tente de fuir pour oublier et tout recommencer."

    En lien, le site de le Ligue de l'enseignement qui présente l'opération.

    Jouons la carte de la fraternitéJouons la carte de la fraternité